Comment retrouver l’origine d’une maladie ?

Comme son nom l’indique une maladie d’origine émotionnelle a une origine, que nous connaissons mieux sous le nom de choc émotionnel.  Une expérience traumatisante d’une intensité émotionnelle tellement importante qu’elle a forcé la Biologie à trouver une solution pour faire baisser l’intensité de ce stress.

Le symptôme est donc de ce point de vue, une solution automatique à une situation stressante que la personne n’arrive pas à dépasser. Chaque fois qu’une situation ressemble au traumatisme d’origine, la réponse biologique (symptôme) est déclenchée. 

Une réponse automatique qui sera déclenchée tant que la personne ne l’aura pas remplacée dans l’expérience traumatique d’origine. 

Et la lecture sur les maladies émotionnelle permet de retrouver cette expérience d’origine. 

Mais ce n’est pas magique !

Connaitre le décodage d’une maladie, son sens, ne suffit pas à libérer l’émotion et à dépasser l’expérience traumatisante. C’est une erreur grave qui à eu des conséquences funestes à plusieurs reprises.

Déprogrammer, libérer, cela s’apprend et nécessite de la pratique et un travail sur soi assez important. C’est comme apprendre à parler et à écrire. 

La maitrise du langage du corps est à ce prix.

1. L'enquête préliminaire

Travailler sur un symptôme pour le faire évoluer ou disparaitre, nécessite des étapes qui doivent être clairement identifiées par le thérapeute, le praticien ou la personne qui accompagne, pour que le travail se fasse réellement et ainsi éviter le piège dans lequel tombent une majorité de personnes; le bla bla. 

  • La recherche du conflit déclenchant (prise de conscience de l’élément déclencheur)
  • La connexion aux émotions et au ressenti conflictuel
  • La réminiscence du traumatisme refoulé
  • La libération du contenu émotionnel et du ressenti conflictuel
  • L’émergence d’une nouvelle ressource pour faire face à la situation
  • La modification de la croyance limitante
 

Il faut avoir à la conscience que la prise de conscience n’est que le début d’un chemin qui doit aboutir à dépasser une peur, à affronter une situation difficile pour laquelle nous n’avons pas de ressources. Exceptionnellement, la prise de conscience aboutie à un véritable changement. Mais on ne peut pas faire d’une exception une norme. C’est la raison pour laquelle nous allons considérer que la prise de conscience n’est pas suffisante pour guérir d’un symptôme.

Mais bien souvent, en tant qu’accompagnant nous nous arrêtons à cette première étape parce que nous sommes incapable d’aller plus loin, d’accueillir la souffrance émotionnelle de la personne en face de nous. 

L’enquête préliminaire est donc la recherche d’un déclenchant (parole, vision, odeur, croyance, etc), à partir duquel le symptôme ou le comportement apparait. 

C’est le début du chemin et pour le thérapeute en Origine émotionnelle des maladies, ce qui permet de le retrouver c’est la lecture des ressentis conflictuels. Cette lecture biologique des symptômes est à la fois évidente et complexe. 

  • Evidente lorsqu’on a compris que le symptôme est soit un excès de fonction d’un organe, soit un déficit. Et par conséquent la connaissance des fonctions biologiques précises des tissus est fondamentale. 
  • Complexe parce que c’est aussi précis que l’anatomie. C’est à dire qu’un symptôme est lié à un ressenti conflictuel précis. 
 
Pour le thérapeute en OEDM, cette connaissance est l’alphabet qui permet de comprendre précisément le langage du corps, le rôle des émotions, des ressentis, des comportements et des maladies et de supposer ce que la personne qu’il accompagne à vécu. 

 

2. Le travail de connexion aux émotions et au ressenti conflictuel

La grande difficulté d’une thérapie de libération émotionnelle c’est d’être connecté au corps. C’est à dire de passer du de la tête, du mental, de la compréhension, des mots, de la narration d’une histoire, à la description de ce qu’il se passe dans le corps durant l’expérience. 

Accepter d’être en contact avec ses émotions, avec sa souffrance, ses peurs, les accueillir, les laisser vivre, traverser, sans essayer de les expliquer est un pré-requis dans une thérapie émotionnelle. 

Un besoin excessif de compréhension et souvent la conséquence d’une déconnexion avec ses émotions et ses ressentis. 

Nous vivons dans un monde où la sensibilité est souvent considérée comme un handicap. Une civilisation qui confond gestion des émotions et contrôle de celles-ci et qui ignore tout des conséquences de cette confusion. 

De mon point de vue particulier, cette erreur peut avoir des conséquences funestes. Le perte de sensibilité s’accompagne d’une coupure avec ses émotions et ses ressentis, avec le langage du corps et il y a deux conséquences à cela:

  • La première c’est que la personne n’est plus en contact avec ce qu’elle ressent précisément. Dit autrement, elle n’écoute plus les signaux d’alertes de son corps. Et une des conditions pour développer des maladies graves, c’est d’avoir perdu la connexion avec son corps. 
  • La seconde c’est que le chemin inverse peut prendre du temps. Retrouver le contact avec ses émotions et ses ressentis, accepter de les laisser s’exprimer sans vouloir les contrôler, est une conditions nécessaire pour pouvoir accéder à la libération émotionnelle des traumatismes et donc des maladies.

A long terme

Cela peut prendre du temps de retrouver une bonne souplesse émotionnelle et ce, spécialement chez les personnes qui ont mis de la distance avec leur corps et leurs émotions pour ne plus souffrir. 

C’est le cas par exemple des personnes qui ont été agressées physiquement ou psychiquement et qui ont gommé leur émotions pour ne plus être agressées. Et parfois même certaines agressions ont conduit à une sorte de décorporation, c’est à dire une impression d’être a coté de soi. 

C’est une distance qu’il va falloir apprendre à réduire. 

Dans l'accompagnement

Dans l’accompagnement la connexion à l’émotionnel ne prend généralement que quelques minutes. On peut considérer ce temps comme un temps de résistance du mental. Et cette résistance peut pour la personne inexpérimentée passer pour de la thérapie mais il n’en est rien. 

La personne accompagnée va parler, expliquer ce qu’elle a vécu avec une distance émotionnelle qui l’a maintien éloignée de la souffrance. En réalité, elle ne rentre pas dans l’émotion, elle ne la laisse pas exister et le résultat c’est qu’elle ne peut pas accéder à l’évènement refoulé et encore moins résoudre le conflit interne. 

C’est généralement cela que l’on trouve en psychothérapie ou en analyse. Une expression superficielle (mentale) qui va nécessiter énormément de temps (parfois des années) et de séances pour que la personne accompagnée ai suffisamment confiance en son accompagnant pour se laisser vivre ses émotions. Et malheureusement parfois le conflit est tellement intense que l’a personne n’y accède jamais. 

Dans la thérapie brève, l’accompagnant repère et explique ce processus de résistance et il s’attèle en accord avec la personne accompagnée à travailler sur cette résistance pour que ce temps de connexion soit réduit et ne dure pas des années. 

Chez une personne qui a une bonne connexion avec son émotionnel, la résistance ne dure que quelques minutes. Le temps qu’elle accepte d’être vulnérable.

3. Faire émerger le traumatisme refoulé

Le travail de recherche de l’élément déclenchant (celui qui est à l’origine de l’apparition de la maladie) et la maitrise du processus qui permet la connexion à l’émotionnel, permettent par réminiscence directe ou par des exercices de conscience modifiée de retrouver le traumatisme d’origine. 

La réminiscence directe c’est lorsque le souvenir réapparait au cours d’un entretien sans aucun autre exercice que celui de la recherche du déclenchant et la connexion émotionnelle à celui-ci. En somme le fait de revivre émotionnellement l’évènement déclenchant, fait remonter à la conscience un souvenir plus ancien. Très souvent plusieurs souvenirs peuvent ré-apparaitre. Il faudra prendre le plus ancien. 

La recherche du traumatisme par conscience modifiée se déroulent par des exercices. Des exercices qui permettent de dépasser les mécanismes de défenses posés par l’inconscient. Les objets de transferts, les contes, le récit d’histoires, l’hypnose, etc..

Revivre le traumatisme

C’est la partie difficile !

Toutes les étapes ci-dessus mènent à revivre ce moment à l’origine de la programmation du symptôme. 

Exprimer ce qui a été ressenti, vider les émotions qui n’ont pas pu l’être et trouver une solution au besoin non satisfait  qui est à l’origine du symptôme et de son maintien. 

Lors d’un choc émotionnel, différents ressentis vont généralement se succéder et un ou plusieurs besoins biologiques ne vont plus être satisfaits. Un symptôme est lié à un besoin spécifique et c’est exactement ce qu’il sera nécessaire de faire apparaitre lors de revisite de l’évènement. 

Lors d’une agression par exemple, si un besoin de se protéger est ressenti et que celui-ci ne peut pas être satisfait, cela peut entrainer la programmation future d’une modification du fonctionnement d’un organe. Et cette programmation va être spécifique à ce qui a été ressenti. 

Si la personne a eu besoin de se protéger du contact de son agresseur sur sa peau et qu’elle n’a pas pu le faire, cela pourrait se traduire plus tard par un symptôme d’origine dermique comme le mélanome. 

Et si elle a ressenti une dévalorisation, cela pourrait être à l’origine d’un autre symptôme. 

Très souvent in même évènement sera à l’origine de différents symptômes qui pourront apparaitre plus tard et non simultanément. C’est la raison pour laquelle il est important dans le cadre d’un travail sur un symptôme de savoir exactement ce que l’on cherche pour pouvoir aiguiller la personne dans cette foret de ressentis. C’est un ressenti précis et spécifique qu’il sera nécessaire d’exprimer et de résoudre pour déprogrammer le symptôme. 

Un traumatisme est à l'origine d'une peur

La résolution d’un conflit ne se fait pas nécessairement dans le passé en revivant l’évènement traumatique. 

Il peut se résoudre dans le présent en dépassant la peur qui accompagne le conflit, en trouvant une solution dans le présent. C’est typiquement ce que nous faisons sans le savoir chaque fois que nous affrontons nos peurs. Mais évidement pour certaines peurs c’est parfois extrêmement difficile de prendre ce chemin. 

De plus, la difficulté sera de bien identifier la peur lié au symptôme et dans ce cas la connaissance des fonctions biologiques est indispensable. 

4. Le changement de croyance

En général, le fait de revivre un évènement traumatique, entraine un changement de croyance sur soi et la situation, sans avoir réellement besoin de s’en soucier. 

Mais il est intéressant pour l’accompagnant de prendre un temps pour amener la personne à conscientiser cela et voir si le travail de libération a fonctionné. Si c’est le cas, la personne ne perçoit plus ce qu’il s’est passé de la même manière et de nouvelles croyances sur sa capacité à faire face à ce genre de situation apparaissent. 

C’est instantané..

Il est important de faire la différence entre le développement personnel, qui permet de repérer des croyances limitantes superficielles en terme d’intensité et la thérapie qui vise à faire évoluer les croyances limitantes de profondeur. 

Derrière un symptôme ou un trouble du comportement il y a des croyances mais celles-ci sont inaccessibles au conscient. Et c’est en revisitant les évènements traumatiques que celles-ci vont évoluer. 

Très souvent les personnes essayent de mettre du sens sur ce qu’elles ont vécu avant même d’avoir libérer le traumatisme et c’est un non sens car le sens de ce qu’elle ont vécu se trouve dans ce qui a été refoulé et qui est à l’origine du symptôme. Le sens de ce qui a été vécu c’est la croyance limitante.

La fin d'une utopie ?

Voici les raisons principales pour lesquelles travailler sur soi tout seul est une utopie. Et je ne vous dis pas cela pour vous embêter ou parce que je considère que j’ai tout compris et vous non, mais parce que c’est la réalité de ce que nous rencontrons en thérapie. Et que même si les exceptions et les miracles existent, nous ne pouvons pas faire de ceux-ci une norme. 

La norme c’est celle que je vous décris. 

Un apprentissage nécessaire pour accéder à son émotionnel, un travail accompagné, une confiance en l’autre restaurée pour qu’il puisse nous accompagner là où nous ne pouvons aller seul. 

Les résistances, les subterfuges et les illusions de l’inconscient au commande, pour nous maintenir loin du traumatisme sont nombreux. 

Et la première d’entre-elles est de croire que l’on peut faire ce travail tout seul.

Une fois acceptée l’idée que l’autre est indispensable à notre évolution ou libération, nous pouvons alors apprendre à être en relation avec soi. Une relation avec soi qui ne peut être réellement totale que par la présence de cet autre qui nous permet de voir ces mécanismes de protection. 

Retrouver l’origine d’un symptôme ou d’un comportement est tout à fait possible lorsque nous prenons conscience de cela, lorsque nous prenons conscience que nous devons trouver la personne en présence de laquelle nous accepterons d’accéder à la vulnérabilité nécessaire à la guérison. 

Souvenez-vous, la maladie selon notre hypothèse est le résultat de « ce qui n’a pas pu être dit ».

Il est donc évident que la guérison implique un acte de courage pour se mettre à nu devant un autre ou un groupe. La guérison c’est en présence des autres qu’elle peut avoir lieu.. 

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